Travailler ensemble et surtout en couple demande un peu de réflexion avant de se lancer.
Qui fait quoi ? Quand ? Quels sont nos points forts ? Nos points faibles ? Est-ce qu'on a bien identifié les tâches qui nous plaisaient, celles qui nous plaisent pas, les corvées et les tâches agréables ? Et surtout, arriverons-nous à nous supporter ?
Il faut être conscient de ses propres défauts et qualités, il faut aussi connaître ses limites pour se fixer des objectifs et des tâches supportables sur le long terme, et puis surtout, il faut être capable de travailler avec quelqu'un : c'est-à-dire supporter qu'il fasse des erreurs et les partager (et vice-versa) et supporter qu'il ne fasse pas tout à fait comme nous on l'aurait fait (faut pas être maniaque...).
Nous avons prévu dès le début de bien séparer nos ateliers : Yann les cochons, moi les poules et les moutons ; Yann le labo de découpe et de transformation, moi les cultures et la communication.
Rien n'exclut un coup de main à l'autre en cas de besoin, mais nous avons préféré biens séparer nos activités pour faciliter l'organisation du travail.
Dans le cadre de nos stages administratifs, nous devons rédiger un règlement intérieur qui est obligatoire pour la création de notre société. ça parait simple mais ça ne l'est pas tant que ça. Il faut voir à long terme et imaginer le pire pour éviter les conflits. Tout un art !
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lundi 2 mai 2011
vendredi 31 décembre 2010
Stage 6 mois en Sarthe
Je viens de terminer mon stage "6 mois" en Sarthe (72) chez un agriculteur qui fait du polyculture-élevage : 115ha de SAU, 60 truies naisseur engraisseur sur paille, 3 poulaillers (12 000 places), 16 vaches laitières (90 000 litres).
Il y a du boulot sur l'exploitation, assez pour occuper ses deux ouvriers agricoles, ce qui est assez exceptionnel dans le département.J'en ai bien profité pour voir un maximum de choses et pouvoir recadrer mon projet d'atelier porcin.
J'ai peut être une opportunité pour aller faire un petit stage d'une semaine chez un exploitant voisin qui fait aussi du porc et de la vente directe avec transformation à la ferme. Ce sera la prochaine étape pour la nouvelle année.
lundi 7 décembre 2009
Petit point d'avancement
ça fait quelques temps que nous n'avons pas donné de nouvelles, voici brièvement ce qui s'est passé ces derniers mois.
La ferme qui nous plaisait et qu'on avait visité en septembre dernier nous est passée sous le nez. Il fallait que notre dossier de financement soit prêt en 3 semaines, or c'était un délai beaucoup trop court pour qu'on rassemble tous les chiffres.
On cherche donc toujours une ferme.
Notre parcours à l'installation a commencé, le fameux parcours 3P (Plan Professionnel Personnalisé). Nous avons rencontré des conseillers de la chambre d'agriculture. Pas de surprises, nous devons faire notre stage 21h + quelques modules obligatoires dans le Calvados pour nous aider à préparer notre dossier de financement (s'il n'est pas fait avant...).
Pour ma part, je dois faire une petite formation de 2 jours sur la gestion des adventices en culture bio. Intéressant et utile pour la suite.
Et pour Yann, comme il n'a pas fait son stage 6 mois, il doit faire 2 mois de stage en exploitation porcine.
Les différents stages sont prévus pour mars prochain. J'espère qu'à cette période, Bébé sera assez "grand" pour que je m'absente toute la journée pour assister à ces formations.
Et dernier et important projet (le plus important même), Bébé est prévu pour début février. Tout se passe bien jusqu'à maintenant, pour Bébé comme pour moi, pourvu que ça dure ! :-)
Ce qui fait plaisir, c'est de voir que notre projet n'a pas beaucoup changé depuis le début. On n'est pas partis sur des lubies, on est restés cohérents dans nos choix de formation. Et nos stages nous ont conforté dans nos choix.
La recherche de la ferme, même si ce n'est pas facile (peu d'offres de vente pour beaucoup de demandes !), n'est pas irréalisable, et nous espérons bien trouver une ferme qui corresponde à nos critères.
Le projet se concrétise petit à petit, on touche presque au but et j'espère écrire depuis ma nouvelle ferme l'an prochain. :-)
La ferme qui nous plaisait et qu'on avait visité en septembre dernier nous est passée sous le nez. Il fallait que notre dossier de financement soit prêt en 3 semaines, or c'était un délai beaucoup trop court pour qu'on rassemble tous les chiffres.
On cherche donc toujours une ferme.
Notre parcours à l'installation a commencé, le fameux parcours 3P (Plan Professionnel Personnalisé). Nous avons rencontré des conseillers de la chambre d'agriculture. Pas de surprises, nous devons faire notre stage 21h + quelques modules obligatoires dans le Calvados pour nous aider à préparer notre dossier de financement (s'il n'est pas fait avant...).
Pour ma part, je dois faire une petite formation de 2 jours sur la gestion des adventices en culture bio. Intéressant et utile pour la suite.
Et pour Yann, comme il n'a pas fait son stage 6 mois, il doit faire 2 mois de stage en exploitation porcine.
Les différents stages sont prévus pour mars prochain. J'espère qu'à cette période, Bébé sera assez "grand" pour que je m'absente toute la journée pour assister à ces formations.
Et dernier et important projet (le plus important même), Bébé est prévu pour début février. Tout se passe bien jusqu'à maintenant, pour Bébé comme pour moi, pourvu que ça dure ! :-)
Ce qui fait plaisir, c'est de voir que notre projet n'a pas beaucoup changé depuis le début. On n'est pas partis sur des lubies, on est restés cohérents dans nos choix de formation. Et nos stages nous ont conforté dans nos choix.
La recherche de la ferme, même si ce n'est pas facile (peu d'offres de vente pour beaucoup de demandes !), n'est pas irréalisable, et nous espérons bien trouver une ferme qui corresponde à nos critères.
Le projet se concrétise petit à petit, on touche presque au but et j'espère écrire depuis ma nouvelle ferme l'an prochain. :-)
samedi 28 février 2009
Fin de stage
Et voila ! C'est déjà fini ! C'est passé trop vite !
Ce stage m'a permis d'affiner mon projet sur pas mal de points : techniques d'élevage, organisation du travail, agencement des bâtiments, stratégie de vente etc... et surtout ça m'a encore conforté dans mon changement de vie.
C'était une belle expérience avec des gens très sympathiques, des rencontres intéressantes et beaucoup de choses très utiles pour mon projet.
La suite du programme ?
Trouver la ferme qui correspondra à notre projet. L'idéal serait 50 à 60ha dans le Pays d'Auge calvadosien.
Ce stage m'a permis d'affiner mon projet sur pas mal de points : techniques d'élevage, organisation du travail, agencement des bâtiments, stratégie de vente etc... et surtout ça m'a encore conforté dans mon changement de vie.
C'était une belle expérience avec des gens très sympathiques, des rencontres intéressantes et beaucoup de choses très utiles pour mon projet.
La suite du programme ?
Trouver la ferme qui correspondra à notre projet. L'idéal serait 50 à 60ha dans le Pays d'Auge calvadosien.
lundi 23 février 2009
Pailler
Les moutons sont dans la bergerie sur de la paille. Il faut remettre de la paille tous les 2 jours environ : c'est le paillage.
On utilise une botte de paille de 400kg environ. Evidemment, on utilise une machine pour manipuler tout ça : le téléscopique. Cet engin est plus maniable et plus puissant qu'un tracteur, il est adapté pour ce genre d'opérations.


On utilise une botte de paille de 400kg environ. Evidemment, on utilise une machine pour manipuler tout ça : le téléscopique. Cet engin est plus maniable et plus puissant qu'un tracteur, il est adapté pour ce genre d'opérations.
On prend donc une botte de paille (ronde ou rectangulaire) avec la pince-croco (ou la fourche) du téléscopique.

Ensuite, on enlève les ficelles qui entourent la botte de paille, puis on prend une partie de la paille.

Et on dépose la paille dans la bergerie le plus loin possible pour la répartir plus facilement ensuite.
Enfin on finit à la main ou à la fourche pour faire des petits tas de paille un peu partout dans la bergerie. Les brebis se chargent ensuite de bien étaler tout en marchant dedans.
jeudi 12 février 2009
Les poulaillers
samedi 24 janvier 2009
Au labo
Sous ce terme un peu rébarbatif de "laboratoire de transformation", c'est simplement la cuisine dédiée à la préparation des terrines et autres conserves en bocal à base de poule.
La cuisine répond à des normes d'hygiène très strictes et un contrôle est réalisé chaque année par la DSV pour vérifier que les normes sont bien respectées. Si ce n'est pas le cas, la DSV met un avertissement et donne un délai pour effectuer la mise en conformité, si le producteur ne le fait pas, son labo est fermé et il ne peut plus cuisiner ses produits.
A la ferme, le labo répond à toutes les normes en vigueur et nous transformons environ 250 poules par semaine pour faire des terrines, des poules au pot, des poules sauce suprème, etc... Les bocaux se conserveront 3 ans et c'est sans colorants ni conservateurs ! :-)
La cuisine répond à des normes d'hygiène très strictes et un contrôle est réalisé chaque année par la DSV pour vérifier que les normes sont bien respectées. Si ce n'est pas le cas, la DSV met un avertissement et donne un délai pour effectuer la mise en conformité, si le producteur ne le fait pas, son labo est fermé et il ne peut plus cuisiner ses produits.
A la ferme, le labo répond à toutes les normes en vigueur et nous transformons environ 250 poules par semaine pour faire des terrines, des poules au pot, des poules sauce suprème, etc... Les bocaux se conserveront 3 ans et c'est sans colorants ni conservateurs ! :-)
lundi 12 janvier 2009
Transformation à la ferme

Ce mois-ci sera consacré à la transformation des poule.
En prévision du vide sanitaire dans les poulaillers, il faut vendre toutes les poules. Certaines sont vendues à des particuliers qui les élèvent comme poules pondeuses, et d'autres partent à l'abattoir.
1000 de ces poules sont cuisinées à la ferme. Il y a un laboratoire de transformation aménagé dans les règles d'hygiène et qui permet de cuisiner les poules pour faire des conserves : poule au pot, terrines, etc...
Pour attraper les poules avant de les emmener à l'abattoir, il faut les mettre dans des caisses spécialement prévues pour ça. On les attrape quand il fait nuit, car les poules dorment et elles ne bougent pas. On les prend par une patte et une fois la tête en bas, elles ne bougent plus et ils n'y a plus qu'à les mettre dans la caisse. Certaines piaillent un peu, mais elles se calment rapidement et ça ne perturbent pas les autres qui dorment. Tout se fait dans le calme et rapidement.
On va donc transformer (ou cuisiner) 250 poules par semaine pendant les 4 prochaines semaines. ça change du ramassage des oeufs et des agnelages !
mercredi 24 décembre 2008
Ramassage des oeufs
Tous les matins, il y a environ 6500 oeufs à ramasser. Heureusement un tapis roulant amène tous les oeufs au même endroit et on peut les ramasser facilement.
Il faut mettre tous les oeufs dans des plateaux alvéolés de 30 oeufs. Avant, il faut les trier, enlever les oeufs bizarres : tachés, déformés, fragiles, trop petits ou trop gros qui risquent de casser quand on les empile.
Heureusement, une machine permet de mettre les oeufs dans les alvéoles de 30, il ne reste plus qu'à les trier et à empiler les plateaux sur une palette.
En plus, du ramassage des oeufs, il faut faire un tour dans le poulailler pour ramasser les oeufs pondus à terre et qui n'ont pas pu être ramenés par le tapis roulant et parfois, enlever les poules mortes. C'est la partie que j'aime le moins, car il fait chaud dans le poulailler, il faut porter un seau plein d'oeufs c'est assez lourd, tout en évitant de marcher sur les poules qui sont dans nos jambes car elles guettent les oeufs cassés.... qu'elles mangent.
Il faut mettre tous les oeufs dans des plateaux alvéolés de 30 oeufs. Avant, il faut les trier, enlever les oeufs bizarres : tachés, déformés, fragiles, trop petits ou trop gros qui risquent de casser quand on les empile.Heureusement, une machine permet de mettre les oeufs dans les alvéoles de 30, il ne reste plus qu'à les trier et à empiler les plateaux sur une palette.
En plus, du ramassage des oeufs, il faut faire un tour dans le poulailler pour ramasser les oeufs pondus à terre et qui n'ont pas pu être ramenés par le tapis roulant et parfois, enlever les poules mortes. C'est la partie que j'aime le moins, car il fait chaud dans le poulailler, il faut porter un seau plein d'oeufs c'est assez lourd, tout en évitant de marcher sur les poules qui sont dans nos jambes car elles guettent les oeufs cassés.... qu'elles mangent.
dimanche 21 décembre 2008
Biberons ! Biberons !
C'est le signal que j'arrive dans la bergerie avec les biberons pour les agneaux. Certains agneaux, orphelins, triplés ou dont la mère a peu de lait, sont nourris au biberon.
Les brebis ont 2 pis (et non 4 comme les vaches), ce qui pose problème pour les triplés car un des trois n'a pas accès au lait de sa mère comme il faudrait.
Il faut apporter un biberon de 25cl toutes les 2h le premier jour, puis on espace un peu le jour suivant et on augmente la quantité assez rapidement, 50cl au bout de 3 jours, puis 1l au bout d'une semaine et on apporte le biberon toutes les 4h environ. Mais c'est variable en fonction de la taille et de l'appétit de l'agneau.
Lorsqu'il y a beaucoup d'agneaux au biberon (plus de 3), on les habitue à boire à un seau à tétines. C'est plus pratique car les agneaux boivent tous seuls.
Une anecdote à ce sujet : j'ai habitué un agneau à être caressé pendant qu'il boit au biberon. Quand les agneaux sont petits, ils ont du mal à boire au biberon et le fait de les caresser les stimule. Mais depuis qu'il boit au seau, je ne caresse plus l'agneau, et du coup.... il ne veut plus boire au seau !! Alors je dois maintenant le caresser pendant qu'il boit au seau...
Les agneaux seront alimentés au biberon (ou au seau) pendant leur premier mois, ensuite ils commenceront à manger du foin et des céréales et ils seront progressivement sevrés.
Les brebis ont 2 pis (et non 4 comme les vaches), ce qui pose problème pour les triplés car un des trois n'a pas accès au lait de sa mère comme il faudrait.
Il faut apporter un biberon de 25cl toutes les 2h le premier jour, puis on espace un peu le jour suivant et on augmente la quantité assez rapidement, 50cl au bout de 3 jours, puis 1l au bout d'une semaine et on apporte le biberon toutes les 4h environ. Mais c'est variable en fonction de la taille et de l'appétit de l'agneau.Lorsqu'il y a beaucoup d'agneaux au biberon (plus de 3), on les habitue à boire à un seau à tétines. C'est plus pratique car les agneaux boivent tous seuls.
Une anecdote à ce sujet : j'ai habitué un agneau à être caressé pendant qu'il boit au biberon. Quand les agneaux sont petits, ils ont du mal à boire au biberon et le fait de les caresser les stimule. Mais depuis qu'il boit au seau, je ne caresse plus l'agneau, et du coup.... il ne veut plus boire au seau !! Alors je dois maintenant le caresser pendant qu'il boit au seau...
Les agneaux seront alimentés au biberon (ou au seau) pendant leur premier mois, ensuite ils commenceront à manger du foin et des céréales et ils seront progressivement sevrés.
mercredi 17 décembre 2008
Début de stage

ça y est ! C'est le début de mon stage "6 mois" (qui dure 3 mois...) près de Rouen.
J'arrive à la période des agnelages. C'est exactement ce que je recherchais car je n'avais pas pu voir un agnelage en direct live auparavant.
Environ 40 brebis vont agneler en décembre, j'aurais surement l'occasion d'assister à quelques mises-bas, même si la plupart ont lieu la nuit.
lundi 8 septembre 2008
Stage 6 mois
et voila c'est confirmé, j'effectuerai mon stage du 1er décembre 2008 au 27 février 2009 à Fleury-la-Forêt, près de Rouen dans l'Eure.
Mon stage 6 mois dure 3 mois, car mon expérience professionnelle et mon stage de 1 mois 1/2 pendant le bac pro ont été déduit de la durée maximale.
L'exploitation où je vais effectuer mon stage a un élevage de 120 brebis, des poules pondeuses (5000 environ) et des cultures. Elle a un laboratoire de transformation, autrement dit une cuisine pour préparer les poulets et les moutons, et elle vend ses produits en direct à la ferme et dans une boutique dans le village voisin avec d'autres agriculteurs. En plus, il y a 4 chambres d'hôtes.
Bref, cette exploitation regroupe tous les ateliers que j'aimerais mettre en place sur ma ferme plus tard.
ça va me changer du travail de bureau à La Défense. J'ai hâte de commencer !
<-- et sinon on a reçu ça ce matin \^o^/
Mon stage 6 mois dure 3 mois, car mon expérience professionnelle et mon stage de 1 mois 1/2 pendant le bac pro ont été déduit de la durée maximale.
L'exploitation où je vais effectuer mon stage a un élevage de 120 brebis, des poules pondeuses (5000 environ) et des cultures. Elle a un laboratoire de transformation, autrement dit une cuisine pour préparer les poulets et les moutons, et elle vend ses produits en direct à la ferme et dans une boutique dans le village voisin avec d'autres agriculteurs. En plus, il y a 4 chambres d'hôtes.
Bref, cette exploitation regroupe tous les ateliers que j'aimerais mettre en place sur ma ferme plus tard.ça va me changer du travail de bureau à La Défense. J'ai hâte de commencer !
<-- et sinon on a reçu ça ce matin \^o^/
mardi 19 août 2008
Quelques nouvelles
Le blog est un peu silencieux en cette période estivale. Il faut dire qu'après les examens, on a pris quelques congés.
On a d'ailleurs profité d'une semaine en Normandie pour rencontrer quelques agriculteurs qui ont gentiment répondu à nos questions et qui nous ont donné leur avis sur notre projet. Et c'est plutôt encourageant. Il faut dire que quand on n'est pas issu du milieu agricole, ce n'est pas facile de se faire une idée de la viabilité de notre projet. Nous voila rassurés.
De mon côté, j'avance sur ma recherche de stage 6 mois. Il se déroulera du 1er décembre 2008 à fin février 2009 et vraisemblablement du côté de Rouen. Plus d'infos quand j'en saurais plus.

On a d'ailleurs profité d'une semaine en Normandie pour rencontrer quelques agriculteurs qui ont gentiment répondu à nos questions et qui nous ont donné leur avis sur notre projet. Et c'est plutôt encourageant. Il faut dire que quand on n'est pas issu du milieu agricole, ce n'est pas facile de se faire une idée de la viabilité de notre projet. Nous voila rassurés.
De mon côté, j'avance sur ma recherche de stage 6 mois. Il se déroulera du 1er décembre 2008 à fin février 2009 et vraisemblablement du côté de Rouen. Plus d'infos quand j'en saurais plus.

dimanche 6 juillet 2008
Et ensuite ?
Maintenant que la formation est terminée, l'étape suivante est le stage 6 mois.
Il sera réduit à environ 3 ou 4 mois pour nous car notre expérience professionnelle est prise en compte, même si elle n'a pas eu lieu dans le milieu agricole, et notre stage de bac (2 mois) est aussi déduit.
Il faut maintenant trouver un maître de stage agréé spécialement pour le stage 6 mois. C'est un agriculteur qui a suivi une formation spécifique pour accueillir les stagiaires qui souhaitent s'installer dans l'agriculture.
Il nous restera ensuite le stage 40 heures et le dossier d'Etude Prévisionnelle d'Installation, mais on en est pas encore là. Et surtout tout ce processus d'installation est en train d'être remanié.
Pour l'instant, le stage 6 mois n'est pas remis en cause et il représente une expérience professionnelle intéressante. C'est donc notre prochaine étape.
Il sera réduit à environ 3 ou 4 mois pour nous car notre expérience professionnelle est prise en compte, même si elle n'a pas eu lieu dans le milieu agricole, et notre stage de bac (2 mois) est aussi déduit.
Il faut maintenant trouver un maître de stage agréé spécialement pour le stage 6 mois. C'est un agriculteur qui a suivi une formation spécifique pour accueillir les stagiaires qui souhaitent s'installer dans l'agriculture.
Il nous restera ensuite le stage 40 heures et le dossier d'Etude Prévisionnelle d'Installation, mais on en est pas encore là. Et surtout tout ce processus d'installation est en train d'être remanié.
Pour l'instant, le stage 6 mois n'est pas remis en cause et il représente une expérience professionnelle intéressante. C'est donc notre prochaine étape.
lundi 7 mai 2007
Tondre un mouton
J'ai eu l'occasion pendant mon stage de voir la tonte d'un mouton et de le faire un peu.
Même si les meilleurs tondeurs australiens mettent 2 minutes à tondre un mouton, ce n'est pas si évident que ça, et il me faut plus de 10 minutes pour en tondre un !
D'abord, il faut attraper le mouton... ce qui n'est pas le plus facile....
L'idéal est de les rassembler dans un enclos, assez serrés pour éviter qu'ils courent partout, car ça court très bien un mouton ! :-) (imaginez la scène... !)
Pour immobiliser un mouton, il faut l'attraper par une patte arrière, ainsi il ne peut plus courir. Ensuite, par une prise spéciale de "ninja" (héhé !), il faut l'asseoir sur les fesses, une fois qu'il est dans cette position, il ne bouge plus du tout !
Maintenant on peut le tondre, on commence par dégager la tête, puis la ligne du dos en partant de la nuque jusqu'à la queue, puis on suit les côtes du cou vers les fesses. Enfin, il faut tondre le ventre et la queue si le mouton a beaucoup de laine à ces endroits-là.
Une toison pèse entre 3 kg pour les plus petites et 6 kg de laine pour les moutons Mérinos. La laine est brute, pleine de "suint" une substance très grasse et très odorante... qui protège la peau du mouton.
Avant d'utiliser la laine, il faut la nettoyer, enlever les brindilles et la terre, la laver, la brosser, la carder, puis la filer !!! C'est un travail long et minutieux ! Et on peut aussi la teindre en plus ! Vous comprenez pourquoi peu de gens traitent la laine eux-mêmes...
Tondre un mouton est indispensable pour le bien-être de l'animal. La toison, sale et alourdie par la longueur de la laine, fatigue le mouton et attire les parasites. Il faut tondre tous les moutons au moins une fois par an, un peu avant l'été pour les soulager pendant les fortes chaleurs.
Gilles, mon maître de stage, fait appel à un tondeur professionnel pour tondre ses 90 brebis. Le tondeur met une journée à les tondre avec son matériel spécialisé et l'aide de Gilles qui attrape les moutons. Alors que Gilles seul mettait 3 jours auparavant ! En plus, c'est un travail très fatigant pour le dos car le tondeur est penché au-dessus du mouton.
J'ai tondu les quelques agneaux qui n'avaient pas pu être tondu lors du passage du tondeur car ils étaient trop jeunes.
S'ils sont plus petits que les brebis, ils sont aussi plus vigoureux !! Ils ont réussi plusieurs fois à s'échapper alors que je n'avais pas fini de les tondre !
Il fallait voir l'agneau (de 40 kg tout de même...) galoper dans la bergerie avec un chapelet de laine flottant derrière lui ! :-) Allez, on le rattrape et on recommence !! :-))
Même si les meilleurs tondeurs australiens mettent 2 minutes à tondre un mouton, ce n'est pas si évident que ça, et il me faut plus de 10 minutes pour en tondre un !
D'abord, il faut attraper le mouton... ce qui n'est pas le plus facile....
L'idéal est de les rassembler dans un enclos, assez serrés pour éviter qu'ils courent partout, car ça court très bien un mouton ! :-) (imaginez la scène... !)
Pour immobiliser un mouton, il faut l'attraper par une patte arrière, ainsi il ne peut plus courir. Ensuite, par une prise spéciale de "ninja" (héhé !), il faut l'asseoir sur les fesses, une fois qu'il est dans cette position, il ne bouge plus du tout !Maintenant on peut le tondre, on commence par dégager la tête, puis la ligne du dos en partant de la nuque jusqu'à la queue, puis on suit les côtes du cou vers les fesses. Enfin, il faut tondre le ventre et la queue si le mouton a beaucoup de laine à ces endroits-là.
Une toison pèse entre 3 kg pour les plus petites et 6 kg de laine pour les moutons Mérinos. La laine est brute, pleine de "suint" une substance très grasse et très odorante... qui protège la peau du mouton.
Avant d'utiliser la laine, il faut la nettoyer, enlever les brindilles et la terre, la laver, la brosser, la carder, puis la filer !!! C'est un travail long et minutieux ! Et on peut aussi la teindre en plus ! Vous comprenez pourquoi peu de gens traitent la laine eux-mêmes...
Tondre un mouton est indispensable pour le bien-être de l'animal. La toison, sale et alourdie par la longueur de la laine, fatigue le mouton et attire les parasites. Il faut tondre tous les moutons au moins une fois par an, un peu avant l'été pour les soulager pendant les fortes chaleurs.
Gilles, mon maître de stage, fait appel à un tondeur professionnel pour tondre ses 90 brebis. Le tondeur met une journée à les tondre avec son matériel spécialisé et l'aide de Gilles qui attrape les moutons. Alors que Gilles seul mettait 3 jours auparavant ! En plus, c'est un travail très fatigant pour le dos car le tondeur est penché au-dessus du mouton.
J'ai tondu les quelques agneaux qui n'avaient pas pu être tondu lors du passage du tondeur car ils étaient trop jeunes.
S'ils sont plus petits que les brebis, ils sont aussi plus vigoureux !! Ils ont réussi plusieurs fois à s'échapper alors que je n'avais pas fini de les tondre !
Il fallait voir l'agneau (de 40 kg tout de même...) galoper dans la bergerie avec un chapelet de laine flottant derrière lui ! :-) Allez, on le rattrape et on recommence !! :-))
dimanche 22 avril 2007
Lieu de stage
typique avec son nez froncé.
Aujourd'hui, je vais présenter la ferme où je fais mon stage.
La ferme de Gilles, mon maître de stage, se situe en Seine-et-Marne à quelques kilomètres de Fontainebleau. Il cultive des céréales (blé essentiellement) et élève des moutons, 90 brebis de race Ile-de-France. Son exploitation est en agriculture biologique depuis 2004.
J'ai recherché une ferme pour mon stage qui pratique les activités que je voudrais mettre en place plus tard sur ma propre ferme. J'ai donc choisi la ferme de Gilles car il élève des moutons en agriculture biologique et il vend quelques agneaux et du pain en direct sur sa ferme ou à une AMAP*.
Mais c'est quoi l'agriculture biologique sur un élevage de moutons ?
Pour l'alimentation : elle doit provenir à 40% de la ferme elle-même et ne pas avoir subi de traitements chimiques (engrais ou désherbants de synthèse).
Pour le traitement des maladies : pas de vaccination systématique à la naissance, pas de traitement chimique en cas de maladie, sauf en cas d'absolue nécessité (3 traitements par agneau et 1 traitement par an par adulte (de plus d'un an)). Au-delà, parce qu'on ne va pas non plus laisser un animal sans traitement s'il est malade, l'animal est simplement déclassé, il ne peut plus être vendu sous le label bio. La phytothérapie (le traitement par les plantes) et l'homéopathie sont très utilisées en bio et avec de bons résultats.
Toute la difficulté en agriculture biologique réside dans la prévention des problèmes (maladies, alimentation équilibrée, environnement agréable) car aucun traitement de synthèse ne peut être utilisé pour stimuler les animaux.
Par exemple, en conventionnel (l'agriculture habituelle, pas bio), des traitements sont administrés aux femelles pour qu'elles soient en chaleur toutes en même temps. Ce n'est pas possible en bio, ce qui explique le nombre inférieur de naissances.
Heureusement, la technique s'améliore d'année en année, l'agriculture biologique est récente et il y a encore peu de données chiffrées sur les résultats.

Certains me diront : "Mais c'est comme dans le temps, les paysans n'utilisaient pas tout plein de produits pour faire pousser leur blé ou élever leurs animaux !".
C'est vrai, mais malheureusement depuis, on a perdu beaucoup de ce savoir-faire, et surtout le matériel utilisé n'est plus le même. Les dimensions des exploitations ont bien changé ! Le paysan d'antan cultivait 5 à 10 hectares, aujourd'hui il cultive 100 ha !! Forcément les techniques ne sont pas les mêmes ! Et puis, l'agronomie a bien évoluée et les connaissances sont beaucoup plus précises sur le fonctionnement biologique et chimique du sol.
Tout ça pour en revenir à la ferme de Gilles, qui exploite 105 ha, ce qui est moyen dans la région. La pâture des brebis est située juste à côté de la bergerie et fait 9 ha. Il y a 14 ha de fauche (prairies où on fait du foin) en plus pour récolter le foin qui nourrira les moutons l'hiver.

Un mot sur le pain, comme j'en ai parlé plus haut. Gilles a ouvert un fournil sur sa ferme en 2007. C'est sa femme qui tient le fournil et qui fabrique le pain à partir du blé cultivé par Gilles. Le pain est vendu directement sur la ferme tous les samedis matin.
Mon stage dure 8 semaines, je participe à tous les travaux de la ferme : alimentation des moutons le matin, surveillance dans la journée, récolte du foin, ramassage de la paille, vente en direct à la ferme, etc... je parlerai de chaque activité par la suite.
C'est très intéressant, ça me plait beaucoup et Gilles est un maître de stage patient qui a vraiment à coeur de m'expliquer son métier. Et il a du boulot.... puisque je n'y connais rien ! :-)
AMAP : Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne. C'est une association de consommateurs qui s'engagent à commander régulièrement des produits directement à l'agriculteur.
dimanche 15 avril 2007
Début du stage
Je commence mon stage à la période des foins. Il fait beau, c'est le moment d'aller faucher l'herbe haute dans les prairies.
C'est mon 2ème jour de stage, et je suis vite mise à contribution pour faucher le plus de foin avant le retour des pluies. D'après la météo, nous avons 3 jours devant nous pour faucher, faner, andainer et presser.
Tout d'abord, faucher. Je n'ai jamais conduit de tracteur, mon maître de stage, Gilles, me montre comment faire et comment manier la faucheuse. Je m'habitues assez vite et au bout d'une heure, Gilles me laisse finir le champ toute seule.
La faucheuse est une sorte de grosse tondeuse attelée sur le côté droit du tracteur, elle fait 2 mètres 40. Il faut penser à la monter pour faire une marche arrière, puis à la redescendre pour qu'elle coupe l'herbe assez ras, mais pas trop, sinon on touche la terre et ça abîme le matériel ! J'apprends à régler la bonne hauteur pour faucher.

Le lendemain, il faut retourner l'herbe coupée la veille pour qu'elle sèche. C'est ce qu'on appelle faner. Et on fait ça avec une... faneuse ! Certains appellent ça une toupie. C'est un matériel qu'on attelle derrière le tracteur et sur celle que je conduis, il y a 4 "balais-brosse" qui tournent sur eux-mêmes et ça permet de retourner l'herbe qui est par terre. La faneuse fait 5 mètres 50 de large.
Il faut parfois passer plusieurs fois la faneuse pour que l'herbe soit bien sèche. Mais si on passe trop souvent, on risque d'abîmer l'herbe en cassant les tiges et en perdant les graines. Le foin sera alors de moins bonne qualité.

Après la faneuse, une fois que l'herbe est bien sèche, il faut andainer avec un... andaineur !! Cet outil permet de regrouper l'herbe en un gros tas continu dans le champ, cela s'appelle un andain !
L'andaineur fonctionne à peu près sur le même principe que la faneuse : il a un gros balai central qui va pousser l'herbe sur le côté et en faire un tas. On fait demi-tour au bout du champ et au retour, on repasse dans l'autre sens pour repousser l'herbe sur l'andain qu'on vient de tracer, ça fait un gros andain.

Maintenant l'herbe est prête à être pressée, on va la mettre en bottes. On voit de moins en moins de bottes rondes, on fait maintenant des grosses bottes rectangulaires, appelées bottes haute pression car l'herbe est très compressée pour prendre le moins de place possible. Cela permet de transporter plus de foin en une fois et de limiter les aller-retours pour ramener le foin à la ferme, et cela permet aussi de gagner de la place en stockage !
Selon le réglage de la machine, la taille des bottes et leur poids varient entre 2 mètres 50 et 4 mètres de large et 250 kg et 400 kg. Bien sûr, il faut un tracteur avec un chargeur (un bras avec une "mâchoire" à l'avant du tracteur) pour charger les bottes dans la remorque et les ramener à la ferme.

* pour les connaisseurs, là c'est de la paille, mais c'est pareil pour le foin, c'était pour montrer les bottes rectangulaires :-)
C'est mon 2ème jour de stage, et je suis vite mise à contribution pour faucher le plus de foin avant le retour des pluies. D'après la météo, nous avons 3 jours devant nous pour faucher, faner, andainer et presser.
Tout d'abord, faucher. Je n'ai jamais conduit de tracteur, mon maître de stage, Gilles, me montre comment faire et comment manier la faucheuse. Je m'habitues assez vite et au bout d'une heure, Gilles me laisse finir le champ toute seule.
La faucheuse est une sorte de grosse tondeuse attelée sur le côté droit du tracteur, elle fait 2 mètres 40. Il faut penser à la monter pour faire une marche arrière, puis à la redescendre pour qu'elle coupe l'herbe assez ras, mais pas trop, sinon on touche la terre et ça abîme le matériel ! J'apprends à régler la bonne hauteur pour faucher.
Mon premier tracteur ! :-)

Le lendemain, il faut retourner l'herbe coupée la veille pour qu'elle sèche. C'est ce qu'on appelle faner. Et on fait ça avec une... faneuse ! Certains appellent ça une toupie. C'est un matériel qu'on attelle derrière le tracteur et sur celle que je conduis, il y a 4 "balais-brosse" qui tournent sur eux-mêmes et ça permet de retourner l'herbe qui est par terre. La faneuse fait 5 mètres 50 de large.
Il faut parfois passer plusieurs fois la faneuse pour que l'herbe soit bien sèche. Mais si on passe trop souvent, on risque d'abîmer l'herbe en cassant les tiges et en perdant les graines. Le foin sera alors de moins bonne qualité.
Voici la faneuse, les 2 "balais" de chaque côté sont relevés, cela facilite le transport sur la route.

Après la faneuse, une fois que l'herbe est bien sèche, il faut andainer avec un... andaineur !! Cet outil permet de regrouper l'herbe en un gros tas continu dans le champ, cela s'appelle un andain !
L'andaineur fonctionne à peu près sur le même principe que la faneuse : il a un gros balai central qui va pousser l'herbe sur le côté et en faire un tas. On fait demi-tour au bout du champ et au retour, on repasse dans l'autre sens pour repousser l'herbe sur l'andain qu'on vient de tracer, ça fait un gros andain.
Voici l'andaineur que j'ai piloté, il fait 3 mètres 50 de large.

Maintenant l'herbe est prête à être pressée, on va la mettre en bottes. On voit de moins en moins de bottes rondes, on fait maintenant des grosses bottes rectangulaires, appelées bottes haute pression car l'herbe est très compressée pour prendre le moins de place possible. Cela permet de transporter plus de foin en une fois et de limiter les aller-retours pour ramener le foin à la ferme, et cela permet aussi de gagner de la place en stockage !
Selon le réglage de la machine, la taille des bottes et leur poids varient entre 2 mètres 50 et 4 mètres de large et 250 kg et 400 kg. Bien sûr, il faut un tracteur avec un chargeur (un bras avec une "mâchoire" à l'avant du tracteur) pour charger les bottes dans la remorque et les ramener à la ferme.
Et voila le tracteur chargé prêt à ramener le foin à la ferme*

* pour les connaisseurs, là c'est de la paille, mais c'est pareil pour le foin, c'était pour montrer les bottes rectangulaires :-)
lundi 9 avril 2007
Vite un stage !
J'ai enfin trouvé l'exploitation qui accepte de me prendre en stage.
Les recherches étaient infructueuses jusque là, étant disponible que les week-ends, je me suis arrangé pour avoir mes vendredis et ainsi faire trois jours de stage, une semaine sur deux.
Ces disponibilités un peu particulières n'ont pas attiré beaucoup d'exploitants, la plupart se reposant le week-end, ils ne peuvent pas s'occuper d'un stagiaire en plus...

Jusqu'à ce qu'un exploitant hollandais installé en Indre ait bien voulu m'accueillir sur son exploitation pour mon stage. Il se trouve à coté de la ville de Rosnay, à 330km de Paris, 3h de route, ce qui n'est pas si loin si on le compare aux élevages de porcs qui se trouvent pour la plupart en Bretagne...
Il ne fait que de l'engraissement de porcs sur paille. Mais à coté de cela, il a aussi des vaches allaitantes et il est en pleine reconversion dans la production de lait de chèvre. Son exploitation est immense, 200ha de foncier, beaucoup de bâtiments et de matériel.
Tout cela me semble intéressant puisque je n'y connais rien, je ne peux qu'apprendre. Vivement que ça démarre.
Les recherches étaient infructueuses jusque là, étant disponible que les week-ends, je me suis arrangé pour avoir mes vendredis et ainsi faire trois jours de stage, une semaine sur deux.
Ces disponibilités un peu particulières n'ont pas attiré beaucoup d'exploitants, la plupart se reposant le week-end, ils ne peuvent pas s'occuper d'un stagiaire en plus...

Jusqu'à ce qu'un exploitant hollandais installé en Indre ait bien voulu m'accueillir sur son exploitation pour mon stage. Il se trouve à coté de la ville de Rosnay, à 330km de Paris, 3h de route, ce qui n'est pas si loin si on le compare aux élevages de porcs qui se trouvent pour la plupart en Bretagne...
Il ne fait que de l'engraissement de porcs sur paille. Mais à coté de cela, il a aussi des vaches allaitantes et il est en pleine reconversion dans la production de lait de chèvre. Son exploitation est immense, 200ha de foncier, beaucoup de bâtiments et de matériel.
Tout cela me semble intéressant puisque je n'y connais rien, je ne peux qu'apprendre. Vivement que ça démarre.
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